Programmation Opéra / Ballet Les Ponts-de-Cé

VOTRE SAISON
2017-2018

De grands metteurs en scène, de grands compositeurs, des pépites... une nouvelle saison encore plus riche et audacieuse, qui s'ouvre également vers d'autres scènes et vous fera voyager à Barcelone, Amsterdam ou encore Vienne !

L'Opéra de Paris sera à nouveau à l'honneur à Concarneau, Laval, Saint-Sébastien-sur-Loire et Hénin-Beaumont pour une saison 2017-2018 qui ravira les amateurs mais aussi les non-initiés désireux de découvrir un opéra dans les conditions techniques optimales (son HD, image numérique) pour des spectacles flamboyants. Après le départ de Benjamin Millepied, Aurélie Dupont a repris la direction artistique de l'Opéra de Paris avec une réelle volonté de mêler l'innovation et le classique. Lors de la présentation de cette nouvelle saison, Aurélie Dupont précisait : "la danse classique est notre héritage, il y a dans les ballets beaucoup de rôles pour préparer les étoiles de demain. Le danseur de l'opéra doit goûter à tout, comme s'il parlait quinze langues. Il doit faire du Noureev parfaitement, mais mon rôle est aussi de lui donner le goût du risque. Pour cela, il faut du temps."

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Jeudi
19
17H45
Octobre 2017
Don Carlos
Composition
Giuseppe Verdi
Mise en scène
Krzysztof Warlikowski
Direction Musicale
Philippe Jordan
Distribution
Philippe II : Ildar Abdrazakov, Don Carlos : Jonas Kaufmann, Rodrigue : Ludovic Tézier, Le grand inquisiteur : Dmitry Belosselskiy, Élisabeth de Valois : Sonya Yoncheva, La princesse Eboli : Elīna Garanča, Thibault : Eve-Maud Hubeaux

S’il est un opéra qui se joue des frontières à tous les niveaux, dramatiques et dramaturgiques, c’est bien le Don Carlos de Verdi, œuvre d’un Italien créée en français, où le climat de guerre avec l’Espagne et la mélancolie des êtres conduisent à porter le regard vers les Flandres. Les thèmes politiques, religieux, historiques, psychanalytiques, s’imbriquent les uns aux autres, resserrant toujours plus étroitement peurs et tabous entre les protagonistes. Krzysztof Warlikowski dépouille cette tragédie hantée par les fantômes, et fait advenir l’intime au cœur d’une fresque imaginaire – dont la vérité s’avère plus vraie que celle des historiens. Avec Philippe Jordan, il fait découvrir au public la toute première version de ce grand opéra en cinq actes : celle que Verdi avait lui-même amendée pour la création de l’œuvre en 1867.

Mardi
12
19H15
Décembre 2017
La Bohème
Composition
Giacomo Puccini
Mise en scène
Claus Guth
Direction Musicale
Gustavo Dudamel
Distribution
Mimì : Sonya Yoncheva, Musetta : Aida Garifullina, Rodolfo : Atalla Ayan, Marcello : Artur Ruciński, Schaunard : Alessio Arduini, Colline : Roberto Tagliavini, Alcindoro : Marc Labonnette, Parpignol : Antonel Boldan, Sergente dei doganari : Florent Mbia,

Est-ce parce que Murger avait lui-même connu cette existence au cours de sa jeunesse ? Nul autre que lui ne sut décrire avec plus de justesse, dans ses Scènes de la vie de bohème, ces artistes fauchés, crève-la-faim, prêts à brûler un manuscrit contre un peu de feu mais qui rêvaient une autre vie à l’âge de la bourgeoisie matérialiste triomphante. En s’emparant de ces scènes, Puccini nous livre, à travers la relation du poète Rodolfo et de la fragile Mimi, une histoire d’amour bouleversante et quelques-unes de ses plus belles pages d’opéra. La mise en scène de cette nouvelle production est confiée à Claus Guth qui situe le drame dans un futur sans espoir où l’amour et l’art deviennent la dernière transcendance.

Jeudi
11
19H15
Janvier 2018
Le Corsaire
Composition
Adolphe Adam
Mise en scène
Manuel Legris
Direction Musicale
Valery Ovsianikov

Depuis sa première en 1856 à l’Opéra de Paris, Le Corsaire compte parmi les ballets d’action les plus impressionnants du XIXe siècle. Inspiré par le poème épique de Lord Byron, Le Corsaire narre les aventures dans l'ancienne ville turque d'Andrinople du fougueux corsaire Conrad qui tombe amoureux de la belle Médora, pupille du marchand d'esclaves Lankedem et convoitée par le très puissant Pacha. Isaac, un compagnon de Conrad, et Gulnare, la belle esclave amoureuse du Pacha, s'invitent dans l'intrigue. Le Corsaire est un ballet classique qui multiplie les tableaux spectaculaires et féeriques. Objet de multiples versions, Le Corsaire est surtout devenu familier grâce à Jules Perrot puis à Marius Petipa et a acquis une célébrité mondiale au début des années 60 avec Margot Fonteyn et Rudolf Noureev qui rendront légendaire son fameux pas de deux. Il n’avait encore jamais été représenté dans son intégralité au Wiener Staatsoper avant que le directeur du ballet de l’Opéra de Vienne Manuel Legris n’entreprenne de redonner à cette œuvre une place à la hauteur de son importance dans l’histoire de la danse.

Mardi
27
19H45
Février 2018
Roméo et Juliette
Composition
Charles Gounod
Mise en scène
Stephen Lawless
Direction Musicale
Josep Pons
Distribution
Juliette : Aida, Garifullina Stéphano : Tara Erraught, Roméo : Saimir Pirgu, Tybalt : David Alegret, Benvolio : Beñat Egiarte, Mercutio : Gabriel Bermúdez, Pâris : Issac Galán, Gregorio : Germán Olvera, Le comte Capulet : Ruben Amoretti, Frère Laure

L’histoire d’amour la plus célèbre de la littérature a été adaptée dans une version fidèle à la tragédie originale de Shakespeare grâce au talent de Charles Gounod, un des plus grands représentants du drame lyrique français. Roméo et Juliette est de retour sur les planches du Gran Teatre del Liceu après 32 ans d’absence. Cette coproduction avec l’Opéra de Santa Fe, dirigée par Josep Pons, met en vedette Saimir Pirgu et Aida Garifullina dans les rôles-titres. La mise en scène de Stephen Lawless inscrit l’action dans le contexte de la Guerre Civile aux Etats-Unis (1861-1865). Les amoureux évoluent dans un mausolée, telle une préfiguration qui conditionnera fatalement leur destin dès les prémices de leur histoire d’amour.

Jeudi
12
19H15
Avril 2018
Benvenuto Cellini
Composition
Hector Berlioz
Mise en scène
Terry Gilliam
Direction Musicale
Sir Mark Elder
Distribution
Benvenuto Cellini : John Osborn, Giacomo Balducci : Maurizio Muraro, Fieramosca : Laurent Naouri, Le Pape Clement VII : Orlin Anastassov, Francesco : Nicky Spence, Bernardino : Scott Conner, Pompeo : André Morsch, Le Cabaretier : Marcel Beekman, Teresa :

Orfèvre et sculpteur florentin, Benvenuto Cellini a vite joui d’une renommée dépassant les frontières de l’Italie. Son tempérament flamboyant, la conscience exacerbée qu’il a de son talent, la liberté d’esprit dont il fait preuve au plus près des puissants sont autant de traits qui inspirent Berlioz, lecteur de ses Mémoires. Jamais loin des intrigues, des cabales et des rixes, Cellini doit fondre une grande sculpture de Persée commandée par le souverain pontife. Il est aimé de Teresa, mais celle-ci est promise à Fieramosca, un artiste académique qui n’a pas eu la faveur de recevoir la commande papale. L’univers exubérant déployé par Terry Gilliam entraîne les protagonistes dans un monde tout à la fois délirant, jubilatoire, claustrophobique et mégalomane : l’embrasement d’une folie communicative.

Jeudi
24
19H15
Mai 2018
Pite / Pérez / Shechter
Composition
Max Richter
Distribution
Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l'Opéra national de Paris

Trois chorégraphes contemporains sont réunis pour ce programme et entraînent les danseurs de l’Opéra dans une nouvelle forme de modernité où les corps vibrent avec intensité. La Canadienne Crystal Pite revient avec The Seasons’ Canon, création éblouissante qui avait enthousiasmé le public du Palais Garnier la saison dernière. L’Espagnol Iván Pérez investit pour la première fois la scène de l’Opéra avec une création pour dix hommes. Pour clore cette soirée, l’Israélien Hofesh Shechter, régulièrement salué pour ses danses telluriques aux états de transe, offre une nouvelle version de sa pièce The Art of Not Looking Back.

Jeudi
07
19H45
Juin 2018
Boris Godounov
Composition
Modeste Petrovitch Moussorgski
Mise en scène
Ivo Van Hove
Direction Musicale
Vladimir Jurowski
Distribution
Boris Godounov : Ildar Abdrazakov, Fiodor : Evdokia Malevskaya, Xenia : Ruzan Mantashyan, La nourrice : Alexandra Durseneva, Le prince Chouiski : Maxim Paster, Andrei Chtchelkalov : Boris Pinkhasovich, Pimen : Ain Anger, Grigori Otrepiev : Dmitry Golovin,

Lorsqu’en 1824, Pouchkine entreprit avec Boris Godounov l’élaboration de son premier drame historique, il ne savait que trop à quel colosse il s’attaquait. C’est armé d’une lecture de Shakespeare qu’il se mesura au règne fulgurant du Tsar de toutes les Russies (1598-1605). De fait, il y a du Macbeth dans cette fable politique, où Boris voit ressurgir, sous la forme d’un imposteur, le spectre de l’enfant qu’il avait fait assassiner pour conquérir le trône. S’emparant de ce poème épique, Moussorgski compose une réflexion sur la solitude du pouvoir, un drame populaire dont le véritable protagoniste est le peuple russe, avec son lot de souffrances éternelles. Déjà, Pouchkine s’interrogeait : « Qu’est‑ce qu’une âme ? Une mélodie, peut‑être… » Ivo Van Hove, habitué des grandes fresques politiques, signe sa première mise en scène pour l’Opéra de Paris.

Mardi
19
19H15
Juin 2018
Don Pasquale
Composition
Gaetano Donizetti
Mise en scène
Damiano Michieletto
Direction Musicale
Evelino Pidò
Distribution
Don Pasquale : Michele Pertusi, Dottor Malatesta : Florian Sempey, Ernesto : Lawrence Brownlee, Norina : Nadine Sierra, Un notario : Frédéric Guieu

« Bien idiot est celui qui se marie en grand âge. » Ainsi se termine Don Pasquale : sur un sage dicton qui ne manque pas d’ironie et qui résume les déboires de son héros, riche célibataire désireux de se marier et trompé par son neveu Ernesto et sa jeune promise Norina. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, Don Pasquale, œuvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Donnée pour la première fois à l’Opéra national de Paris, elle est confiée au metteur en scène italien Damiano Michieletto qui fraie la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cœur d’une œuvre en apparence légère.